Why??

Why??
Pourquoi??

Ouais, grande question, hein ? L'éternelle, celle sans vraiment de réponse. Il y aurait tellement de chose à coller après ce "pourquoi". Pour l'instant, on va juste mettre "avoir créé ce blog".

Un nouveau, ça faisait longtemps.
Sauf que là, plus de racontage de vie, si j'veux un journal intime, ils en font des très bien avec des "couverture, genre David Hamilton", et avec des super cadenas super inviolables, sauf pour ton p'tit frère qui t'as piqué une épingle à cheveux.

Juste une envie d'ouvrir ma gueule, virtuellement bien sur, XXIème siècle oblige...
Parce que, plus intéressant que le web pour "voir" les gens, il y a la rue.
Parce que, mieux que Paris Match, il y a la vie de tes voisins.
Parce que, aussi triste que le Feux de l'amour à la télé et dans un autre genre, il y a le journal.
Parce que, mieux que de parler aux sourds, il y a écrire aux aveugles.

Comprendra qui peut, mais surtout qui veut.

Bienvenue dans le grand cirque de mes réflexions, sur sky', pour l'originalité, on repassera ma cocotte... bah ouais, mais bon, c'est comme tout, c'est comme ça....

# Posté le lundi 25 février 2008 17:24

Modifié le lundi 25 février 2008 17:43

D'ya think ya're free man ? Hey man, ya don't even know what ya're talkin about...

D'ya think ya're free man ? Hey man, ya don't even know what ya're talkin about...

"Il y a une chose pire encore que l'infamie des chaînes, c'est de ne pas en sentir le poids"
Baudelaire................





La liberté n'existe pas.



(la vidéo est naze, faut simplement écouter la chanson)

# Posté le lundi 25 février 2008 18:15

Modifié le mardi 26 février 2008 14:37

Just a fuckin' cliché

Just a fuckin' cliché
:::::Il me fait rire lui, le mec que je croise dans la rue avec ses dreads, son baggy et son bédo. J'entends presque le reggae qui sort de ses écouteurs, j'le vois de débaler des grands discours sur l'opression des méchants dirigeants sur le brave peuple soumis, con, et aveugle. Parfois j'ai envie d'aller le voir et d'lui dire "Eh mon gars, elles sont cool tes dreads, non franchement c'est chouette, j'aime bien. Ta musique j'l'aime aussi, c'est planant et puis, les paroles sont belles. P't'être pas très alistes, certes, mais moi aussi j'ai envie d'y croire. Mais éh, mec, sérieux, tu crois vraiment que c'est ça qui te rend difrent de tous ces cons? Tu craches sur la société, tu veux combattre les clichés? Ben, désolée de te dire ça , mais le cliché, t'es en plein dedans. Tu crois vraiment que t'es marginal, hein? Ouvre les yeux deux secondes, vous êtes combien dans ton genre? Assez pour représenter une catégorie sociale, non ?"

:::::Ex soixant-huitards attardés, pseudo-artistes qui surjouent, petits bobos clonés, prolos fatigués qui manifestent... au fond le même combat, afficher ses idées avec des fringues, des atitudes, des discours. Et plouf, on tombe lamentablement dans le cliché, même si on s'en défend, c'est inéluctable.

:::::Je schématise. Mais la réalité est à peine plus subtile. J'ose espérer que subsistent quelques exceptions, mais peut être que refuser ce cliché, c'est refuser l'instinct grégaire, le réflèxe de mimétisme, et donc, renier un peu de son humanité...

:::::La différence ne s'affiche pas, existe-t-elle vraiment d'ailleurs? Avoir des convictions n'est jamais ridcule, mais, souvent, ridiculement assumé...

# Posté le lundi 25 février 2008 18:44

Modifié le mardi 26 février 2008 15:16

Reality

Reality
It is so hard to be satisfied living in an artificial world full of sweet illusions. We're victims and criminals in the same time, 'cause we keep the system working... Walt Disney was one of the worst criminals ever,. He made girls believe they had to be beautiful princesses to be happy, and boys believe kissing a girl and being strong makes her their forever. But there is no fucking princess. No one would ever wake up anyone with a kiss when, wanting to taste the red apple, which is now in bottles, young people get poisoned. There is no magic anywhere, no pumkin car for Cinderella, anyway the prince charming would never have looked at her 'cause he grew up wih a golden spoon in mouth and thinks a poor girl is just another disgusting person of the dirty and smelly people. He will marry a rich slut and they will have stupid children using mum and dad's money to buy cocaine and girls.


Reality hurts when the dream is over, but, don't worry, Dr Society's got your pills,
you're gonna fall asleep again...

# Posté le lundi 25 février 2008 19:00

Modifié le mardi 26 février 2008 15:17

As a sour smell...

As a sour smell...
//////On m'a toujours dit que l'argent n'avait pas d'odeur...
//////Je ne suis pas d'accord.
//////L'argent est un parfum, et comme tout bon parfum qui se respecte, il se décompose en plusieurs flagrances, et en plusieurs notes. Il y a la note de tête, celle que l'on sent en premier et qui s'estompe vite, vient ensuite la note de c½ur, celle qui constitue l'essentiel de l'odeur et qui dure dans le temps et puis il y a la note de fond, celle qui s'accroche et qui reste après même que le parfum se soit totalement vaporisé.
//////Mais alors il sent quoi, ce parfum ?
//////Pour note de tête, il a l'odeur d'un sapin de noël surplombant des tonnes de jouets mécaniques qui ne mettront pas longtemps à lasser les petits occidentaux à qui ils sont destinés. En les montant, leurs parents, tous beaux dans leurs habits de fête, remarqueront le petit « made in Taiwan » et là, leur argent révélera une odeur gênante de transpiration en guise de note de c½ur. C'est celle du petit asiatique qui bosse à la chaîne 12h par jour, qui ne connaît pas noël et qui, lui, ne se lasserait pas de ces jouets. Et la note de fond, c'est une vague odeur de chair brûlée, celle des paumes du gros industriel qui se frottent encore et toujours tant il se félicite d'avoir décentralisé l'entreprise.
//////Il a l'odeur du cuir d'un grand bureau dans un bel immeuble tout vitré et tout brillant, la belle note de tête du luxe qui impressionne. Et le soir quand tous les businessmen sont rentrés chez eux, il y a la note de c½ur des produits qu'utilise une femme de ménage pour garder le grand bureau aussi glacialement nickel qu'il était le matin. La note de fond, c'est l'odeur de moisissure qu'elle retrouve en rentrant chez elle parce qu'elle ne peut pas offrir mieux à ses enfants qu'un trou à rats miteux et qu'elle a déjà du mal à payer le loyer.
//////Il y a la flagrance alcool qui se retrouve en note de tête avec l'arome d'un bon champagne que l'on boit du bout des lèvres dans des coupes de cristal chez des gens distingués. Quelle soirée sympathique, on en oublierait presque la note de c½ur, ou plutôt d'estomac blindé de vodka qui se vide en gerbe dans la salle de bain au fond du couloir. C'est fiston qui a trop fait la fête, ça sent pas très bon, mais on va pas le blâmer, parti comme il est il va sûrement crever d'une overdose financée par papa maman qui lui ont toujours laissé un bon gros billet sur la table en guise de tendresse. Au moins il n'aura pas fini dans la rue, comme l'autre alcoolique un peu plus loin qui a passé les pièces de la manche dans quelques bouteilles bon marché, et qui cuve. C'est la note de fond, parce qu'au fond, il ne lui reste plus que ça.
//////Il y a une odeur salée, c'est la mer. Un beau paysage de plage paradisiaque à l'autre bout du monde, note de tête pour vacances de rêve. Quelques centaines de mètres plus loin, il y a la note de c½ur, celle de la poussière dans laquelle est assise une femme. C'est sur le sol de ses ancêtres qu'elle se tient, mais aujourd'hui, elle vend des bracelets qu'elle fait la nuit, pour les touristes, ces gens dont les arrières grands parents ont soumis les siens. Et puis la nuit tombée, dans un quartier mal famé de Bangkok, la note de fond se révèle, c'est l'odeur étouffante d'une chambre surchauffée par les ébats d'un quinquagénaire européen bedonnant avec une petite thaïlandaise de 11 ans qu'il n'a pas payée très cher.
//////La flagrance amour existe, et elle est présente dans le parfum argent. Elle a l'odeur d'un bon repas dans un restaurant huppé qui précède une demande en mariage dans les règles de l'art, pour une future vie toute aussi classe, voila la note de tête enivrante. Pour le coeur, il y a un parfum d'arnica qu'une femme applique sur les ecchymoses que lui laisse quatre fois par semaine son mari violent. Il n'y aura pas de divorce, parce que sinon, elle risque de se retrouver seule et au chômage. Et puis plus au sud de la planète, dans un village du Cameroun, la note de fond de l'amour à un parfum de mort. C'est le cadavre d'un africain décédé étrangement et que sa compagne pleure aussi intensément qu'elle l'a aimé, sans savoir qu'elle sera bientôt aussi froide que lui malgré le soleil brûlant. Elle ne l'ignore mais ça s'appelle le SIDA, et Durex a estimé qu'une campagne de pub en Afrique ne serait pas assez rentable, et que de toute façon, on a déjà du mal à acheter de quoi manger pour penser aux capotes.
//////On pourrait continuer comme ça longtemps, les flagrances sont innombrables en fait. Et bizarrement, elles se ressemblent toutes. Il y a comme une douce senteur de luxe qui se dégrade rapidement pour laissé une âpre odeur de misère et des violents relents d'injustice.
//////L'argent a une odeur, celle d'un monde qui souffre.


# Posté le mardi 26 février 2008 07:16

Modifié le mardi 26 février 2008 17:50